Notre petit coin de paradis n'est plus vraiment ce qu'il était. Pour tout dire il n'existe même plus, sauf dans mes pensées. Et je l'imagine nous menant au bout de nos rêves ; l'infini n'a pas de fin, n'est-ce pas. Peut-être ne saurez-vous jamais ce qu'il aurait pu advenir. Mais rien n'est acquis, et je ne joue pas moi. A vrai dire, peut-être que si, je joue. J'ai le coeur hermétique aux sentiments, il n'y a que le bonheur qui m'atteint. Je le touche du bout des doigts, mais l'effleurer seulement ne me fait pas peur. C'est une quête perpetuelle. C'est rigolo la façon dont on est tous vulnérables face au bonheur. Lorsqu'il s'en va, surtout. Ne crois jamais que désirer l'insaisissable soit une faille, ce n'est pas seulement une folle utopie c'est aussi ce qui te tient en vie. Alors peut-être que oui, l'espoir fait vivre. J'ai tellement detesté entendre dire qu'il fallait vivre dans le présent, que penser au passé était une mauvaise chose, et j'ai longtemps cru que le passé permettait d'avancer. Finalement et avec le recul je crois qu'il nous empeche aussi d'avancer. Alors peut-être et surement que le mieux c'est de penser le moins possible. Négliger les personnes qui ne nous apportent rien et avancer sans se soucier de leurs actes blessants. C'est en tout cas le choix que j'ai fait, et l'indifférence sera désormais la seule prétention que je me permettrais. N'oubliez pas non plus de ne laisser aucune place à l'ennui, il détruit tout sur son passage, la sécurité aussi. Elle vous serre le coeur et vous force a faire le choix de la raison. J'ai choisi le coeur depuis longtemps, mais je ne le savais pas encore. Et je me sens portée par vos douces envies de vengeance, me surprenant à leur sourire béatement. C'est cette légère quiétude que je ressens partout en moi, je ne contemple plus : je vis. C'est à vous que je dois mes éclats de rire parce que je vous ai dans la peau, le bonheur m'enivre : merci. Tout se résume en quelques mots : je n'ai plus peur.